Parti dimanche soir dernier, le 5 juin c'est seulement aujourd'hui que je peux prendre le temps de raconter un peu la sacrée aventure qui nous est arrivée en trois jours.
Reprenons depuis le début, avant de partir, quelque chose de louche survient. Nos différentes agences de voyages (à audrey et à moi, nous comptions faire le voyage ensemble) nous prévient d'un changement dans la planification de vol (on part 1 heure plus tôt et on arrive 2h plus tard), à ce moment on commence un peu à se douter de l'incompétence de notre compagnie qui était air india.
Arrivé à l'aéroport, premier point le terminal d'enregistrement et d'embarquement n'est pas celui inscrit sur mon billet electronique. Je me dirige donc vers le bon terminal, je m'enregistre ect, et là on monte dans un avion vide certe mais pas nettoyer (couvertures usagers...).
Notre avion, au lieu d'être direct part pour francfort, et fait un escale technique. Durant cette escale, la quasi totalité de l'avion se vide (bizarement ce sont les indiens qui quittent l'avion) et vla ti pas qu'une équipe de nettoyage rentre dans l'avion et commence à faire l'ensemble du ménage sous nos yeux un peu éffaré. On patiente donc une heure et demi, d'autres personnes embarquent et nous voila parti pour new delhi. Nous partons avec une demi heure de reatrd et arrivont donc avec 45 min de retard à delhi. A delhi, la pression commence à monté, il est midi, une queue d'un 50 aine d'indien devant nous et la correspondance pour chennai décolle à 12h45. On passe donc le guichet, après une jolie demi heure d'attente, il est 12h40, on se dit que rien n'est perdu puisqu'on est enregistré et on a nos billets. Nous passons donc ensuite la sécurité.
Chose étrange au passage : la sécurité indienne est bien plus renforcée que celle française, fouille au corps, passage du déteceur de métaux automatique et manuel, rayons x pour les sacs ... Bref il a bien au moins fallu 5 min. Regardant l'heure, on se prend un petit sprint dans les coulois pour rejoindre la porte d'embarquement, une petite indienne nous demande (This is for chennai ?) Oui oui oui on est sauvé, elle nous accompagne, l'avion était plein mais nous attendait bel et bien. Avoir la correspondance nous permettait de rejoindre nos lieux de mission respectifs dans la journée.
A ce moment on a pu souffler un petit peu. A peine décollé, on nous offre un repas plutôt bien épicé alors que nous venions de prendre le petit déjeuner dans l'avion précédent. C'était en quelques sortes un repas de trop mais ce n'est pas bien grave. Arrivée a chennai avec un peu de retard certe, mais jusque là tout va bien. On va récuperer nos bagages ...
C'était décidement trop beau pour être vrai, les ennuis reprennent. Nos baggages ne sont jamais sortis. Comme de par hazard nous étions sune petite 15aine de français venant de paris qui navaient plus leurs bagages. C'est à ce moment précis que l'on comprend, que l'on prend conscience du joyeux désordre qui règne en inde. Le plus drôle c'est que pour eux c'est normal et c'est les joies de la vie ! Why not !
Les indiennes qui nous ont pris en charge le vivait plutôt bien malgrè nos grogenements. Nous avions à leur juste à remplir leur papier donner une adresse et nos baggages nous seraient envoyés dès que possible à cette adresse. Hum hum. Comme tout bon européen qui a du flaire, nous avons tous vite compris de l'arnaque que cétait et n'ayant pas réellement de lieu fixe cette solution était clairement inenvisageable.
La solution qui est venu était donc d'appeler le lendemain matin à 10 h pour savoir si les bagages étaient arrivés à chennai. Ils devraient prendre un avion tard dans la soirée.
Ah oui une petite remarque au passage, tout cela s'est fait dans un anglais indien très approximatif parce que leur grande spécialité c'est d'aligner des mots sans faire de phrase. même leur langage reflèterait donc le mic mac que caractérise l'inde. Bon ok, je m'avance peu être un peu.
Bref continuons, l'objectif était maintenant de changer le billet d'avion d'audrey qui a du coup loupée sa correspondance (obligation de rester à chennai une nuit pour récupérer les bagages).
Là on rentre dans l'aéroport "domestic" pour les vols internes. On va à un comptoire d'enregistrement, qui nous redirige vers un comptoire de réservation. On lui explique notre cas, il a l'air de comprendre, bon visiblement il nous a fait payé la simple différence entre le billet du lendemain même heure et celui d'audrey. Il faut donc ensuite payer. Pas besoin de code, la carte bleu à elle seule suffit. Le tout revient tout de même à 120 euros le billets de vols interne ouille ouille le budget non prévu.
Enfin on a le nouveau billet, on prie pour que nos baggages soient là le lendemain et l'objectif est maintenant de trouver où manger et où loger.
Nous nous sommes heurtés à ce moment là, à un nouveau problème de taille. En Inde quand tu rentres dans l'aéroport tu ne peux plus en sortir. Nous avions expliqué à l'entrée notre problème à un garde et celui ci nous avait dit come in come in. Nous nous approchons de la sortie, les gardes nous font signe de nous en aller. On force un peu, on lui explique le cas. Et elle nous dit : qu'il faut un billet d'avion pour sortir de l'aeroport c'est la procédure. Je lui explique que personnellement je n'en ai pas, que j'étais juste venu aider audrey. tu parles, on a beau faire des efforts en anglais, elle n'a rien voulu entendre et nous demande d'amener une personne de la compagnie. Nous voila donc reparti au comptoire de reservation, on lui demande de venir nous aider à sortir et accepte.
Ah oui deuxième remarque quand tu demandes quelquechose faut pas être présséééééééééééé. Celui a entre temps reglé un ou deux problèmes par ci par là avant de vraiment s'attarder sur notre tache. C'est un peu comme ci les indiens plannaient au dessus de leur joyeu désordre.
Sur le chemin de la sortie, celui ci me dit qu'il ne peut rien faire pour moi, j'ai beau lui expliquer qu'on m'a laissé entré que donc on devrait pouvoir me laisser sortir !!!!
Bon en fait, on a juste fait un peu de forcing, l'indien de la compagnie a signé un registre et nous sommes bien sortis. Pas le temps de souffler, il est 7h00 du soir, il fait nuit nous devons vite rejoindre le centre. On se dirige donc vers le train "suburban" comme ils le nomment. On prend un billet, 6Rs le billet c'est vraiment rien quand on sait que 100 Rs c'est 1euros 50. On demande notre chemin en respectant une règle d'or, demander confirmation autant de fois que possible parce qu'ils sont prêts à te raconter n'importe quoi.
On monte donc dans le train et là, c'est un peu l'oppression physique et morale. Les indiens aiment mater. Ils aiment mater audrey, la regarder de haut en bas avec des yeux écquarquillés mais il ne se limite pas à audrey, il en est de même pour moi. Nous sommes donc dans un train sans portes, et les vagons doivent bien datés de la guère, bonjour les odeurs, et avec tous les régards pointés sur nous. Notre physique assure sans aucun doute le spectacle.
On tape la discute avec un gentil indien qui nous demande ce qu'on fait là, on trouve le bon arret grâce à une indienne qui est plutôt simpa, et notre instinct nous dit qu'elle sait ce qu'elle dit. (dans ce genre de train pas moyen de connaitre l'arret à l'avance!)
Nous voila arrivé dans le centre de la ville. L'objectif devient alors d'éviter toutes les demandes des taxis pour nous prendre, la circulation n'est ici plus un joyeux désordre mais clairement un cafarnaum. On arrive à traverser on se rend dans une rue du guide qui indique de nombreuses guest houses bon marché et pas mal.
C'est alors que la cerise sur le gateau survint, un grand orage, une pluie battante s'abbat d'un coup sur nous. On court se mettre à l'abris. Et là on revoit nos frenchis de tout à l'heure que nous avions abandonnés pour le billet d'avion d'audrey. (On lira dans la presse régionale le lendemain que c'est un record, qu'il n'y avait pas eu autant de pluie comme ça depuis 10 ans)
Comme l'union fait la force, on décide tous les deux de les suivre. On se trouve alors un petit endroit pour manger. Parmi les frenchies, il y avit 5 HEC qui vont rentrer en derniere années prètes à passer de belles vacances pleines de rebondissement, et un couple plutôt baroudeur, qui lui avait déjà vécu un an en inde et qui connait plutôt bien les habitudes indiennes. Ils nous ont donc guidé pour manger. Ce fut tout de même sacrément épicé. Avec deux coupures de courant pendant notre repas, on commencait à être fixé sur ce à quoi il fallait désormais s'attendre.
La plus continue de tomber, il est 22H50, on a toujours pas de logement, on est trempé, c'est que du bonheur. On s'éparille un peu dans le centre et le premier qui trouve un hotel à gagné. Audrey et moi nous arretons au YMCA, chambre très propre, douche serviette drap, petit dej compris. Ca y est on est sauvé on peut dormir. Quelle journée !!!!!!!!!!!
En fait il s'est avéré bien difficile de dormir avec tous ces évènement et cette chaleur plutôt accablante !!!
Bon après une petite nuit de repos, un petit dej leger, on appelle l'aéroport. Pas de réponse. Sans perdre de temps, la mission du jour devient alors de me trouver un billet de train pour rejoindre Villupuram et John peter responsable de l'école où je compte enseigner.
Au premier guichet qui vient, je demande un billet de train mais avec une subtilité importante : je veux une place définie et assise. Les trains indiens ont des vagons où les indiens sont comme des sardines en boite, un peu sérré quoi, c'est bondé et c'est l'horreur. Même si j'avais déjà vécu de belles expérience je n'y était pas vraiment préparé.
Le premier guichet me renvoie vers un deuxième qui me renvoie vers un troisième qui me dit d'aller au premier étage !
On y est !!! Je remplis un papier, un indien tente de me doubler, et se fait mechamment renvoyer par la personne du comptoire. Ah qu'est ce qu'il sont bien ces indiens... Je lui écrit sur un feuille tout ce que je veux, il me trouve un train pour 7h dans la soirée. C'est parfait !
On appelle une nouvelle fois air india, il nous dise qu'ils n'ont toujours pas été voir dans la partie domestique de l'aéroport, si nos bagages étaient bien arrivés...
Il nous dise de rappeler dans une heure, (une heure pour faire 500 m je trouve ça un peu énorme mais bon ...)
On rappelle, on donne nos noms ... OUI OUI OUI, ils ont nos baggages on peut venir les chercher. Quelle soulagement. 4 mois d'affaires ce n'est pas rien !!
On récupère nos baggages, tout le monde n'aura pas cette chance, une HEC ne les récuperera pas dans la journée.
Il est 17h30, je rejoins la gare, audrey prend son vol, je monte dans le train, c'est parti pour 2h50. Les gens continuent de me regarder, me relooker, on s'y fait au final c'est plus un jeux. Certains s'arrètent même pour me toucher.
Lors du controle je descend, demande au controleur "how many stops before villupuram ?" Il a suffit de ça pour qu'ils se soient tous retourner vers moi. Alalala un étranger au pays des indiens !
John peter me retouve à la gare, on prend son fils au passage, on arrive à son école, on voit quelques trucs typiquement europééns, les scouts sont visiblement déjà passé par là !!!
On mange bien, bon les souris ne sont pas très loin et se ballade dans les maisons. C'est plutôt pauvre mais on s'y fait puisque c'est partout pareil. Les bananes et les mangues sont succulentes !
Coté santé pas de soucis ! Pour le moment pas de douche, mais des toilettes. Vu que je reste 1 mois et demi, je crois que je vais demander à John si je peux me construire une douche ...
La nuit fur chaude, il y a bien un ventilo qui brasse l'air mais dès qu'il s'arrète je dégouline de transpiration .
Au petit dej pain perdu : un regale.
Enfin ils ont un purificateur d'eau, donc je peux boire à ma guise, c'est cool !
Seul petit bémole, j'ai 10 jours à tuer puisque les indiens sont encore en vacances ! Lol ce petit detail a echappé à john peter mais bon je lui en veux pas! Je vais comme ca pouvoir reprendre mes esprits ....
Voili voilou pour ceux qui voulaient des nouvelles
A tte
Reprenons depuis le début, avant de partir, quelque chose de louche survient. Nos différentes agences de voyages (à audrey et à moi, nous comptions faire le voyage ensemble) nous prévient d'un changement dans la planification de vol (on part 1 heure plus tôt et on arrive 2h plus tard), à ce moment on commence un peu à se douter de l'incompétence de notre compagnie qui était air india.
Arrivé à l'aéroport, premier point le terminal d'enregistrement et d'embarquement n'est pas celui inscrit sur mon billet electronique. Je me dirige donc vers le bon terminal, je m'enregistre ect, et là on monte dans un avion vide certe mais pas nettoyer (couvertures usagers...).
Notre avion, au lieu d'être direct part pour francfort, et fait un escale technique. Durant cette escale, la quasi totalité de l'avion se vide (bizarement ce sont les indiens qui quittent l'avion) et vla ti pas qu'une équipe de nettoyage rentre dans l'avion et commence à faire l'ensemble du ménage sous nos yeux un peu éffaré. On patiente donc une heure et demi, d'autres personnes embarquent et nous voila parti pour new delhi. Nous partons avec une demi heure de reatrd et arrivont donc avec 45 min de retard à delhi. A delhi, la pression commence à monté, il est midi, une queue d'un 50 aine d'indien devant nous et la correspondance pour chennai décolle à 12h45. On passe donc le guichet, après une jolie demi heure d'attente, il est 12h40, on se dit que rien n'est perdu puisqu'on est enregistré et on a nos billets. Nous passons donc ensuite la sécurité.
Chose étrange au passage : la sécurité indienne est bien plus renforcée que celle française, fouille au corps, passage du déteceur de métaux automatique et manuel, rayons x pour les sacs ... Bref il a bien au moins fallu 5 min. Regardant l'heure, on se prend un petit sprint dans les coulois pour rejoindre la porte d'embarquement, une petite indienne nous demande (This is for chennai ?) Oui oui oui on est sauvé, elle nous accompagne, l'avion était plein mais nous attendait bel et bien. Avoir la correspondance nous permettait de rejoindre nos lieux de mission respectifs dans la journée.
A ce moment on a pu souffler un petit peu. A peine décollé, on nous offre un repas plutôt bien épicé alors que nous venions de prendre le petit déjeuner dans l'avion précédent. C'était en quelques sortes un repas de trop mais ce n'est pas bien grave. Arrivée a chennai avec un peu de retard certe, mais jusque là tout va bien. On va récuperer nos bagages ...
C'était décidement trop beau pour être vrai, les ennuis reprennent. Nos baggages ne sont jamais sortis. Comme de par hazard nous étions sune petite 15aine de français venant de paris qui navaient plus leurs bagages. C'est à ce moment précis que l'on comprend, que l'on prend conscience du joyeux désordre qui règne en inde. Le plus drôle c'est que pour eux c'est normal et c'est les joies de la vie ! Why not !
Les indiennes qui nous ont pris en charge le vivait plutôt bien malgrè nos grogenements. Nous avions à leur juste à remplir leur papier donner une adresse et nos baggages nous seraient envoyés dès que possible à cette adresse. Hum hum. Comme tout bon européen qui a du flaire, nous avons tous vite compris de l'arnaque que cétait et n'ayant pas réellement de lieu fixe cette solution était clairement inenvisageable.
La solution qui est venu était donc d'appeler le lendemain matin à 10 h pour savoir si les bagages étaient arrivés à chennai. Ils devraient prendre un avion tard dans la soirée.
Ah oui une petite remarque au passage, tout cela s'est fait dans un anglais indien très approximatif parce que leur grande spécialité c'est d'aligner des mots sans faire de phrase. même leur langage reflèterait donc le mic mac que caractérise l'inde. Bon ok, je m'avance peu être un peu.
Bref continuons, l'objectif était maintenant de changer le billet d'avion d'audrey qui a du coup loupée sa correspondance (obligation de rester à chennai une nuit pour récupérer les bagages).
Là on rentre dans l'aéroport "domestic" pour les vols internes. On va à un comptoire d'enregistrement, qui nous redirige vers un comptoire de réservation. On lui explique notre cas, il a l'air de comprendre, bon visiblement il nous a fait payé la simple différence entre le billet du lendemain même heure et celui d'audrey. Il faut donc ensuite payer. Pas besoin de code, la carte bleu à elle seule suffit. Le tout revient tout de même à 120 euros le billets de vols interne ouille ouille le budget non prévu.
Enfin on a le nouveau billet, on prie pour que nos baggages soient là le lendemain et l'objectif est maintenant de trouver où manger et où loger.
Nous nous sommes heurtés à ce moment là, à un nouveau problème de taille. En Inde quand tu rentres dans l'aéroport tu ne peux plus en sortir. Nous avions expliqué à l'entrée notre problème à un garde et celui ci nous avait dit come in come in. Nous nous approchons de la sortie, les gardes nous font signe de nous en aller. On force un peu, on lui explique le cas. Et elle nous dit : qu'il faut un billet d'avion pour sortir de l'aeroport c'est la procédure. Je lui explique que personnellement je n'en ai pas, que j'étais juste venu aider audrey. tu parles, on a beau faire des efforts en anglais, elle n'a rien voulu entendre et nous demande d'amener une personne de la compagnie. Nous voila donc reparti au comptoire de reservation, on lui demande de venir nous aider à sortir et accepte.
Ah oui deuxième remarque quand tu demandes quelquechose faut pas être présséééééééééééé. Celui a entre temps reglé un ou deux problèmes par ci par là avant de vraiment s'attarder sur notre tache. C'est un peu comme ci les indiens plannaient au dessus de leur joyeu désordre.
Sur le chemin de la sortie, celui ci me dit qu'il ne peut rien faire pour moi, j'ai beau lui expliquer qu'on m'a laissé entré que donc on devrait pouvoir me laisser sortir !!!!
Bon en fait, on a juste fait un peu de forcing, l'indien de la compagnie a signé un registre et nous sommes bien sortis. Pas le temps de souffler, il est 7h00 du soir, il fait nuit nous devons vite rejoindre le centre. On se dirige donc vers le train "suburban" comme ils le nomment. On prend un billet, 6Rs le billet c'est vraiment rien quand on sait que 100 Rs c'est 1euros 50. On demande notre chemin en respectant une règle d'or, demander confirmation autant de fois que possible parce qu'ils sont prêts à te raconter n'importe quoi.
On monte donc dans le train et là, c'est un peu l'oppression physique et morale. Les indiens aiment mater. Ils aiment mater audrey, la regarder de haut en bas avec des yeux écquarquillés mais il ne se limite pas à audrey, il en est de même pour moi. Nous sommes donc dans un train sans portes, et les vagons doivent bien datés de la guère, bonjour les odeurs, et avec tous les régards pointés sur nous. Notre physique assure sans aucun doute le spectacle.
On tape la discute avec un gentil indien qui nous demande ce qu'on fait là, on trouve le bon arret grâce à une indienne qui est plutôt simpa, et notre instinct nous dit qu'elle sait ce qu'elle dit. (dans ce genre de train pas moyen de connaitre l'arret à l'avance!)
Nous voila arrivé dans le centre de la ville. L'objectif devient alors d'éviter toutes les demandes des taxis pour nous prendre, la circulation n'est ici plus un joyeux désordre mais clairement un cafarnaum. On arrive à traverser on se rend dans une rue du guide qui indique de nombreuses guest houses bon marché et pas mal.
C'est alors que la cerise sur le gateau survint, un grand orage, une pluie battante s'abbat d'un coup sur nous. On court se mettre à l'abris. Et là on revoit nos frenchis de tout à l'heure que nous avions abandonnés pour le billet d'avion d'audrey. (On lira dans la presse régionale le lendemain que c'est un record, qu'il n'y avait pas eu autant de pluie comme ça depuis 10 ans)
Comme l'union fait la force, on décide tous les deux de les suivre. On se trouve alors un petit endroit pour manger. Parmi les frenchies, il y avit 5 HEC qui vont rentrer en derniere années prètes à passer de belles vacances pleines de rebondissement, et un couple plutôt baroudeur, qui lui avait déjà vécu un an en inde et qui connait plutôt bien les habitudes indiennes. Ils nous ont donc guidé pour manger. Ce fut tout de même sacrément épicé. Avec deux coupures de courant pendant notre repas, on commencait à être fixé sur ce à quoi il fallait désormais s'attendre.
La plus continue de tomber, il est 22H50, on a toujours pas de logement, on est trempé, c'est que du bonheur. On s'éparille un peu dans le centre et le premier qui trouve un hotel à gagné. Audrey et moi nous arretons au YMCA, chambre très propre, douche serviette drap, petit dej compris. Ca y est on est sauvé on peut dormir. Quelle journée !!!!!!!!!!!
En fait il s'est avéré bien difficile de dormir avec tous ces évènement et cette chaleur plutôt accablante !!!
Bon après une petite nuit de repos, un petit dej leger, on appelle l'aéroport. Pas de réponse. Sans perdre de temps, la mission du jour devient alors de me trouver un billet de train pour rejoindre Villupuram et John peter responsable de l'école où je compte enseigner.
Au premier guichet qui vient, je demande un billet de train mais avec une subtilité importante : je veux une place définie et assise. Les trains indiens ont des vagons où les indiens sont comme des sardines en boite, un peu sérré quoi, c'est bondé et c'est l'horreur. Même si j'avais déjà vécu de belles expérience je n'y était pas vraiment préparé.
Le premier guichet me renvoie vers un deuxième qui me renvoie vers un troisième qui me dit d'aller au premier étage !
On y est !!! Je remplis un papier, un indien tente de me doubler, et se fait mechamment renvoyer par la personne du comptoire. Ah qu'est ce qu'il sont bien ces indiens... Je lui écrit sur un feuille tout ce que je veux, il me trouve un train pour 7h dans la soirée. C'est parfait !
On appelle une nouvelle fois air india, il nous dise qu'ils n'ont toujours pas été voir dans la partie domestique de l'aéroport, si nos bagages étaient bien arrivés...
Il nous dise de rappeler dans une heure, (une heure pour faire 500 m je trouve ça un peu énorme mais bon ...)
On rappelle, on donne nos noms ... OUI OUI OUI, ils ont nos baggages on peut venir les chercher. Quelle soulagement. 4 mois d'affaires ce n'est pas rien !!
On récupère nos baggages, tout le monde n'aura pas cette chance, une HEC ne les récuperera pas dans la journée.
Il est 17h30, je rejoins la gare, audrey prend son vol, je monte dans le train, c'est parti pour 2h50. Les gens continuent de me regarder, me relooker, on s'y fait au final c'est plus un jeux. Certains s'arrètent même pour me toucher.
Lors du controle je descend, demande au controleur "how many stops before villupuram ?" Il a suffit de ça pour qu'ils se soient tous retourner vers moi. Alalala un étranger au pays des indiens !
John peter me retouve à la gare, on prend son fils au passage, on arrive à son école, on voit quelques trucs typiquement europééns, les scouts sont visiblement déjà passé par là !!!
On mange bien, bon les souris ne sont pas très loin et se ballade dans les maisons. C'est plutôt pauvre mais on s'y fait puisque c'est partout pareil. Les bananes et les mangues sont succulentes !
Coté santé pas de soucis ! Pour le moment pas de douche, mais des toilettes. Vu que je reste 1 mois et demi, je crois que je vais demander à John si je peux me construire une douche ...
La nuit fur chaude, il y a bien un ventilo qui brasse l'air mais dès qu'il s'arrète je dégouline de transpiration .
Au petit dej pain perdu : un regale.
Enfin ils ont un purificateur d'eau, donc je peux boire à ma guise, c'est cool !
Seul petit bémole, j'ai 10 jours à tuer puisque les indiens sont encore en vacances ! Lol ce petit detail a echappé à john peter mais bon je lui en veux pas! Je vais comme ca pouvoir reprendre mes esprits ....
Voili voilou pour ceux qui voulaient des nouvelles
A tte
10 juin 2011 à 22:49
Hi son,
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:
If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!
Your Dad
(from “If-” de Rudyard Kipling (1910) )